Le voyage de la vie : L’enfance.

L’émergence d’une idée est en soi un mystère.

Remonter le fil dans l’espoir d’en trouver la source est un travail d’investigation passionnant car ce fil disparait vite. Le processus d’enchainement des idées, des émotions, de leur concaténation s’évapore dans les méandres de notre cerveau par le croisement fou des différents modes perceptifs.

Parfois, toujours par chance, ou par hasard on retrouve un maillon de la longue chaine.

 Le voyage extraordinaire tourné en 1966 par la 20th Century Fox est un de ceux-là.   Il m’avait énormément plu, ce film. C’était un dimanche après-midi. Il y avait toujours un film d’aventure à cette heure de l’après-midi dans ma jeunesse. Je devais avoir autour de 10 ans. Il y a des films qu’on ne devrait peut-être pas voire trop jeune…Mon goût pour les pierres et mon envie d’y associer ma peinture n'auraient-ils pas leur origine dans ce film?

Comment ne pas être frappé rétrospectivement par l’étrange similitude des personnages du Protheus voyageant dans le corps d’un homme entre la vie et la mort, avec mes propres personnages que je projette dans les dessins naturels de la pierre ? Aurais-je réactivé à mon insu un ancien circuit neuronal, un vieux souvenir bourré de dopamine ? C’est très probable…Je vous laisse juge!

 

 Les dialogues du film sont aussi particulièrement éloquents car au cœur de ma recherche d’aujourd’hui.
Je vous en livre un florilège...

Le Protheus est maintenant dans une veine. Autour de lui flottent les globules. Le professeur Duval, capitaine de la mission, contemplatif s’exclame :
« Les philosophes médiévaux (référence à Paracelse) avaient cent fois raison en pensant que l’homme est le centre de l’univers…Il se tient entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, le sidéral et l’atomique, et il n’y a aucune limite dans les deux sens… »

Bientôt nos héros pénètrent dans le cerveau. Aux spectacle électrique de l’information parcourant les synapses entre les neurones ce même professeur de nouveau s’émerveille :
« Tous les soleils qui éclairent les allées de l’univers sont ternes devant la beauté d’une simple idée. »

(A suivre)

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