Tout n’est-il qu’illusion?

 

Quand les sens se trompent et nous trompent, nous appelons ce phénomène : Une illusion. Elle a pour champ d’exercice la déformation de la normalité, de la réalité et enfin de la vérité, bref l’ensemble de notre univers mental, croyances comprises.

Chaque catégorie ou l’illusion se déploie connait son professionnel :

Le magicien perturbe notre perception de la normalité,

L’artiste peintre (surtout dans la culture occidentale) maîtrise suffisamment les codes de la perception du réel pour réussir à l’enfermer dans la surface à 2 dimensions d'une surface plane.

Le scientifique perturbe la perception illusoire du réel par des théories contre-intuitives mais plus vraies.

Les techniques de l’illusion sont propres à chaque corporation et ne se sont développées que pour le plaisir et surtout le pouvoir qu’elles engendrent. Elles progressent donc de concert.

Le magicien, jadis le sorcier, jouissent d' une place privilégiée au sein de la tribu ancestrale, bien moindre de nos jours.

L’artiste-peintre, supposons des grottes de chauvet à nos jours, côtoie les princes mécènes.

le scientifique par la technique du doute méthodologique, le montage de protocole d’expérimentation et surtout la logique nous permet, dans le meilleur des cas, de lever le voile des illusions et des croyances pour une compréhension "plus juste" de l’univers qui nous entoure. D’où sa place éminente dans nos sociétés contemporaines.

Les nouvelles sciences cognitives s’attachent depuis quelques décennies à élargir le cercle des possibilités de voir nos sens pris au piège.C'est à dire  à dire, on doit désormais l'admettre, à l’ensemble de nos décisions et de nos croyances.

C’est évidemment très subversif car l’ordre tel que nos sens l'ont individuellement construit, se voit  de fait relativisé à un simple jeu de construction et il est toujours très déstabilisant de voir son monde bousculé de façon radicale. L'esprit se protége. (Voir le Concept très valide de la dissonance cognitive découverte par Festinger en 1957.)

Le danger réside alors dans  l’exagération du doute , étendu à absolument tout, aussi appelé l’hyper-criticisme.

Il est toujours possible de croire que nous soyons en permanence dans un rêve, que le monde n’existe pas indépendamment de soi et de son petit moi orgueilleux. Mais une meilleure compréhension du monde qui nous entoure n’est pas une course à celui qui doutera le plus fort. Douter de tout à 100 % est certainement la décision la plus stupide qui soit car elle supprime non seulement le socle sur lequel on échafaude toutes possibilités de connaissances mais fait sombrer dans une illusion encore pire car complètement stérile et autistique.

Pour moi même si la Beauté n’est pas en dehors du champ d’investigation des nouvelles sciences cognitiques, je persiste à croire que La fonction primordiale de la Beauté est cette lumière destinée à nous faire sortir de l’intime néant du moi.

A suivre...

Pierre de Mougins

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